Jeu : « Devine l’âge de cet arbre »

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Un jeu simple à jouer en équipe ou à deux, dans le jardin, au square ou en forêt! Pour se rendre compte que les gros arbres sont très vieux!

Durée: 5 min de préparation, 10 min de jeu ¦ A partir de 7 ans ¦ Difficulté: Facile

Mission: trouver lequel est le plus vieux parmi plusieurs arbres. A lier avec une chasse au trésor par exemple, dans laquelle c’est sous l’arbre le plus vieux que les pirates ont caché leur carte..
Préparation: repérez un endroit avec 3 arbres proches. Prévoir une ficelle de 3 m environ pour chaque équipe ou enfant, et 3 crayons de couleur différentes.

Jeu: Donnez à chaque équipe une ficelle et 3 crayons et expliquez que pour connaitre l’âge d’un arbre, il suffit de mesurer la circonférence de son tronc. Pour cela, il faut enrouler la ficelle autour du tronc à environ 1,50 m du sol (pour les enfants, le faire à 1m, ou alors les aider). Faire un trait sur la ficelle avec une couleur différente pour chaque arbre, là où les 2 morceaux se rejoignent, puis mesurer la ficelle déroulée. Le plus long morceau désigne l’arbre le plus vieux. Pour les plus grands, leur demander de calculer l’âge de l’arbre, sachant qu’on compte que la circonférence s’élargit d’à peu près 2,5 cm par an, et donner des points pour les bonnes réponses. Notre chêne mesurait 160 cm…à ton avis, quel âge a-t-il?


Piège de plante

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Beaucoup de plantes ont des stratégies pour attirer les insectes, et certaines leurs tendent des pièges redoutables. Ce n’est même pas pour les manger….mais seulement pour féconder leurs fleurs. Grâce à Jérôme Porchet, de La Libellule, nous découvrons le piège de l’arum tacheté.

Parfum, prison et pollen
Une drôle de fleur en forme de fuseau, poussant à l’ombre dans les sous-bois et les haies, de jolies feuilles au printemps, et un épi de baies rouges orangées à l’automne: c’est l’arum tacheté, dont les feuilles et les baies sont très toxiques.

Dans le renflement à la base de la fleur, Jérôme nous fait découvrir le piège à mouches dont l’arum se sert pour féconder ses fleurs. En bas, un groupe de fleurs femelles; au-dessus les fleurs mâles; au dessus encore, un anneau de petits poils dirigés vers le bas. Grâce à une réaction qui lui fait dégager de la chaleur, la plante diffuse un parfum fort qui attire les petites mouches,  qui tombent dans une sorte de petit sac à la base de la fleur (appelé chambre florale) à cause des petits poils et ne peuvent plus remonter. Le premier jour après la capture de la mouche, les fleurs femelles s’ouvrent et sont fécondées par la mouche porteuse de pollen provenant d’autres arums. Le deuxième jour, les fleurs mâles s’ouvrent et libèrent leur pollen, qui se colle sur la petite mouche. Ensuite, les petits poils se relâchent et la mouche peut enfin s’échapper, emportant le pollen vers d’autres arums…


Pourrais-tu survivre dans la nature?

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Saurais-tu reconnaitre les plantes comestibles dans la nature? Bien sur, tout le monde sait que l’on peut manger des myrtilles ou des noisettes, mais bien d’autres plantes sont comestibles, et ce ne sont pas forcément celles auxquelles on pense! Pars, comme moi, avec Jérôme Porchet, biologiste-naturaliste de l’association La Libellule de Genève, à leur découverte (merci au Panda Club de Genève d’avoir organisé cette sortie) !

Attention, dans la nature il y a aussi beaucoup de plantes toxiques, donc faire contrôler sa cueillette par un spécialiste… et ne pas oublier de laver les plantes car on peut attraper des maladies très graves transmises notamment par les renards.

Première surprise: les orties ne sont pas juste là pour nous piquer les mollets quand on se promène: en plus d’être un lieu de prédilection de certains papillons pour pondre leurs oeufs, elles se mangent crues (hachées en salade) ou cuites (en soupe par exemple) et on peut les ramasser à main nues….si on sait les prendre dans le sens du poil! En effet, les petits poils urticants qui recouvrent leurs feuilles et leur tige contiennent à leur base un petit bulbe qui libère de l’acide formique dès qu’il est brisé.


Pour ceux qui aiment les plats relevés, rien de tel que l’ail des ours (en photo ci-contre, qui se repère facilement par son odeur …d’ail dans le sous bois) ou l’alliaire (goût d’ail également mais moins fort) – qu’on peut mettre dans des petites galettes aux herbes, ou hacher sur des toasts beurrés!


Recette des galettes, à faire cuire de préférence sur les braises d’un feu de bois: 1 kg de farine (pour 6 personnes), de l’eau, du sel, et des feuilles hachées d’alliaire, d’ail des ours et d’orties. Mélanger le tout, aplatir pour former des fines galettes et laisser dorer avant de déguster.



Quant aux primevères, qui s’épanouissent dans les prairies et sous bois au printemps, leur feuilles font de délicieuses salades, que l’on peut agrémenter de feuilles de pissenlit, de plantain, d’oseille sauvage, de fleurs de violettes, de lamier pourpre (photo ci contre), de lierre terrestre (rien à voir avec du lierre), ou d’origan.

Pour ceux qui aiment le concombre, la massette (qui pousse au bord des étangs) a un peu ce goût. Jérôme nous montre comment la couper (comme un poireau, on enlève les feuilles du tour et on ne garde que le coeur).

Pour le dessert, on peut cueillir de l’aspérule odorante, la laisser sécher (parfum de vanille) et l’utiliser pour parfumer des crèmes. En enfin, pour finir le repas, une tisane vert tendre à base de jeunes feuilles de ronces et d’orties!