Pourrais-tu survivre dans la nature?

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Saurais-tu reconnaitre les plantes comestibles dans la nature? Bien sur, tout le monde sait que l’on peut manger des myrtilles ou des noisettes, mais bien d’autres plantes sont comestibles, et ce ne sont pas forcément celles auxquelles on pense! Pars, comme moi, avec Jérôme Porchet, biologiste-naturaliste de l’association La Libellule de Genève, à leur découverte (merci au Panda Club de Genève d’avoir organisé cette sortie) !

Attention, dans la nature il y a aussi beaucoup de plantes toxiques, donc faire contrôler sa cueillette par un spécialiste… et ne pas oublier de laver les plantes car on peut attraper des maladies très graves transmises notamment par les renards.

Première surprise: les orties ne sont pas juste là pour nous piquer les mollets quand on se promène: en plus d’être un lieu de prédilection de certains papillons pour pondre leurs oeufs, elles se mangent crues (hachées en salade) ou cuites (en soupe par exemple) et on peut les ramasser à main nues….si on sait les prendre dans le sens du poil! En effet, les petits poils urticants qui recouvrent leurs feuilles et leur tige contiennent à leur base un petit bulbe qui libère de l’acide formique dès qu’il est brisé.


Pour ceux qui aiment les plats relevés, rien de tel que l’ail des ours (en photo ci-contre, qui se repère facilement par son odeur …d’ail dans le sous bois) ou l’alliaire (goût d’ail également mais moins fort) – qu’on peut mettre dans des petites galettes aux herbes, ou hacher sur des toasts beurrés!


Recette des galettes, à faire cuire de préférence sur les braises d’un feu de bois: 1 kg de farine (pour 6 personnes), de l’eau, du sel, et des feuilles hachées d’alliaire, d’ail des ours et d’orties. Mélanger le tout, aplatir pour former des fines galettes et laisser dorer avant de déguster.



Quant aux primevères, qui s’épanouissent dans les prairies et sous bois au printemps, leur feuilles font de délicieuses salades, que l’on peut agrémenter de feuilles de pissenlit, de plantain, d’oseille sauvage, de fleurs de violettes, de lamier pourpre (photo ci contre), de lierre terrestre (rien à voir avec du lierre), ou d’origan.

Pour ceux qui aiment le concombre, la massette (qui pousse au bord des étangs) a un peu ce goût. Jérôme nous montre comment la couper (comme un poireau, on enlève les feuilles du tour et on ne garde que le coeur).

Pour le dessert, on peut cueillir de l’aspérule odorante, la laisser sécher (parfum de vanille) et l’utiliser pour parfumer des crèmes. En enfin, pour finir le repas, une tisane vert tendre à base de jeunes feuilles de ronces et d’orties!


Enquête dans la mare: drôle d’oeufs de Pâques!

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A Pâques (fin mars cette année), au cours d’une balade, nous tombons sur une minuscule mare dans laquelle flottent des amas d’oeufs. A qui appartiennent-ils? Nous voyons alors quelque chose bouger dans l’eau et apercevons…un petit triton. Tout à notre enthousiasme, nous décrétons qu’il s’agit donc d’oeufs de tritons.

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