Mission champignons

Posted on

Les feuilles ont pris leurs couleurs d’automne, c’est le mois d’octobre, il fait encore assez doux et il a plu: partez en mission champignon en forêt avec les enfants! Enfilez les bottes, et panier en main, enfoncez vous dans le sous bois « à la chasse aux indices » pour découvrir le monde étonnant des champignons!

Durée: 2 h¦ A partir de 5 ans ¦ Facile

Chasse aux indices
Le jeu consiste à faire trouver le maximum de champignons à vos enfants: cela va aiguiser leur sens de l’observation. Ils auront probablement un malin plaisir à dénicher des champignons que vous n’auriez vous même jamais vus, minuscules ou dissimulés sous les feuilles ou la mousse! Ensuite, pour chaque trouvaille, les enfants doivent trouver des indices pour identifier leur champignon: toucher, odorat, forme du chapeau, du pied, couleur…! Et pour les motiver, prévenez-les qu’à la fin de la balade, vous leur décernerez des prix de découverte (biscuits ou chocolat par exemple, à déguster après s’être bien lavé les mains…): champignon le plus invisible (caché sous une souche, sous la mousse…); le plus coloré; le plus étrange; le plus parfumé.

La tremelle gélatineuse est gluante à souhait

Toucher:
Demandez aux enfants de toucher le chapeau du champignon: est-il gluant, collant, duveteux, lisse, écailleux?
 
 
 
 
 
 
 

Sent-il la farine, la colle, ou le savon?

Sentir: certains champignons sont reconnaissables à leur odeur: de farine, de savon, d’amande amère…demandez-leur de sentir leurs trouvailles! Ils vous diront sans doute: « ça sent le champignon! »…
 
 
 

L’helvelle crépue a une drôle de forme.

 

Observer : Demandez aux enfants d’observer la forme de leur champignon. A-t-il un pied et un chapeau? ou ressemble-t-il plutôt à des petits buissons (comme les clavaires)? à une « langue » accrochée sur le tronc des arbres (comme les fistulines)? à une oreille (comme les pézizes)?…
 
 
 
 
 

Du lait quand on coupe les lamelles: c’est un lactaire

Chapeau pointu turlututu:
Pour identifier un champignon, il faut s’intéresser à la forme et à l’aspect du chapeau: pointu ou en forme d’entonnoir? plat ou bombé? est-il écailleux ou tout lisse? ; et à ce qui se passe en dessous: tubes, lamelles ou piquants, un indice précieux pour savoir de quelle espèce il s’agit! Et quand il s’agit de lamelles, il faut là aussi observer si du lait apparait quand on les coupe, si elles sont bien alignées, si elles sont grasses au toucher…
 
 

Volve sur le pied d’une amanite phalloide

Pieds nickelés:
Le pied donne lui aussi des informations indispensables pour savoir de quelle espèce il s’agit. Est-il fin, épais, renflé sur le bas, casse-t-il comme du verre, ou est-il plutôt filandreux? A-t-il un petit sac appelé volve au niveau du sol, et une collerette accrochée sous le chapeau, comme les amanites? Pour pouvoir identifier correctement un champignon, il faut donc dégager son pied sans l’abîmer.
 
 

Identification des champignons sur la table du jardin

Identifier: vous pouvez ramener un exemplaire de chacune de vos trouvailles à la maison, pour pouvoir les identifier avec un livre de champignons. La suite logique de la mission est de déguster les champignons comestibles de sa cueillette, mais à ne tester que lorsque les champignons ont été identifiés par un spécialiste, car beaucoup de champignons sont toxiques, et certains sont mortels.

Caché sous une souche

Qu’est-ce qu’un champignon?
Les champignons sont plus mystérieux qu’on ne le pense! Ce qu’on appelle couramment champignon n’est en fait que la partie visible, le « fruit » d’un organisme généralement invisible, le mycélium, dont les filaments s’étendent sous terre. Ce ne sont pas des végétaux, bien qu’ils soient immobiles; ils constituent un règne à part car ils se distinguent des plantes par plusieurs caractères.

Le rôle des champignons
Le champignon joue un rôle écologique très important. Certains se nourrissent de végétaux morts qu’ils décomposent. D’autres vivent en symbiose avec les racines des arbres. Le champignon se nourrit de l’arbre et l’arbre tire du mycélium des éléments minéraux essentiels.
Pour en savoir plus: http://www.atlas-des-champignons.com/decouvrir.asp


Qui a ses oreilles sur les pattes?

Posted on

Dans les prairies ou les pelouses où l’herbe est un peu haute, on a souvent la chance d’entendre le chant du grillon…Pour voir un grillon, rien de plus facile: d’abord, repérer un endroit ou l’herbe a été enlevée, devant un petit trou dans la terre…

C’est sûrement un terrier de grillon. Si tu vois de minuscules crottes devant, c’est qu’il est habité: coupe une herbe, enfile-là dans le terrier pour chatouiller le grillon, et tu le verras vite pointer le bout du nez!

Mâle ou une femelle? Le mâle a des dessins compliqués sur les élytres, et la femelle a une sorte de pointe appelée tarière (qui lui permet de pondre) prolongeant l’abdomen. Celui-là est un grillon champêtre mâle. Les grillons mangent surtout des herbes, et ils ont des mandibules puissantes pour couper et broyer les tiges de graminées qui peuvent être très dures. Leurs pattes arrières sont recouvertes d’épines pour se défendre, et sont très musclées pour sauter.

Ce sont les mâles qui chantent, et le son appelé la stridulation est produit par le frottement des ailes supérieures rigides (appelées élytres). Pour l’entendre, la femelle a des oreilles…situées sur ses pattes avant!

 


Jeu : « Devine l’âge de cet arbre »

Posted on

Un jeu simple à jouer en équipe ou à deux, dans le jardin, au square ou en forêt! Pour se rendre compte que les gros arbres sont très vieux!

Durée: 5 min de préparation, 10 min de jeu ¦ A partir de 7 ans ¦ Difficulté: Facile

Mission: trouver lequel est le plus vieux parmi plusieurs arbres. A lier avec une chasse au trésor par exemple, dans laquelle c’est sous l’arbre le plus vieux que les pirates ont caché leur carte..
Préparation: repérez un endroit avec 3 arbres proches. Prévoir une ficelle de 3 m environ pour chaque équipe ou enfant, et 3 crayons de couleur différentes.

Jeu: Donnez à chaque équipe une ficelle et 3 crayons et expliquez que pour connaitre l’âge d’un arbre, il suffit de mesurer la circonférence de son tronc. Pour cela, il faut enrouler la ficelle autour du tronc à environ 1,50 m du sol (pour les enfants, le faire à 1m, ou alors les aider). Faire un trait sur la ficelle avec une couleur différente pour chaque arbre, là où les 2 morceaux se rejoignent, puis mesurer la ficelle déroulée. Le plus long morceau désigne l’arbre le plus vieux. Pour les plus grands, leur demander de calculer l’âge de l’arbre, sachant qu’on compte que la circonférence s’élargit d’à peu près 2,5 cm par an, et donner des points pour les bonnes réponses. Notre chêne mesurait 160 cm…à ton avis, quel âge a-t-il?


Piège de plante

Posted on

Beaucoup de plantes ont des stratégies pour attirer les insectes, et certaines leurs tendent des pièges redoutables. Ce n’est même pas pour les manger….mais seulement pour féconder leurs fleurs. Grâce à Jérôme Porchet, de La Libellule, nous découvrons le piège de l’arum tacheté.

Parfum, prison et pollen
Une drôle de fleur en forme de fuseau, poussant à l’ombre dans les sous-bois et les haies, de jolies feuilles au printemps, et un épi de baies rouges orangées à l’automne: c’est l’arum tacheté, dont les feuilles et les baies sont très toxiques.

Dans le renflement à la base de la fleur, Jérôme nous fait découvrir le piège à mouches dont l’arum se sert pour féconder ses fleurs. En bas, un groupe de fleurs femelles; au-dessus les fleurs mâles; au dessus encore, un anneau de petits poils dirigés vers le bas. Grâce à une réaction qui lui fait dégager de la chaleur, la plante diffuse un parfum fort qui attire les petites mouches,  qui tombent dans une sorte de petit sac à la base de la fleur (appelé chambre florale) à cause des petits poils et ne peuvent plus remonter. Le premier jour après la capture de la mouche, les fleurs femelles s’ouvrent et sont fécondées par la mouche porteuse de pollen provenant d’autres arums. Le deuxième jour, les fleurs mâles s’ouvrent et libèrent leur pollen, qui se colle sur la petite mouche. Ensuite, les petits poils se relâchent et la mouche peut enfin s’échapper, emportant le pollen vers d’autres arums…


Pourrais-tu survivre dans la nature?

Posted on

Saurais-tu reconnaitre les plantes comestibles dans la nature? Bien sur, tout le monde sait que l’on peut manger des myrtilles ou des noisettes, mais bien d’autres plantes sont comestibles, et ce ne sont pas forcément celles auxquelles on pense! Pars, comme moi, avec Jérôme Porchet, biologiste-naturaliste de l’association La Libellule de Genève, à leur découverte (merci au Panda Club de Genève d’avoir organisé cette sortie) !

Attention, dans la nature il y a aussi beaucoup de plantes toxiques, donc faire contrôler sa cueillette par un spécialiste… et ne pas oublier de laver les plantes car on peut attraper des maladies très graves transmises notamment par les renards.

Première surprise: les orties ne sont pas juste là pour nous piquer les mollets quand on se promène: en plus d’être un lieu de prédilection de certains papillons pour pondre leurs oeufs, elles se mangent crues (hachées en salade) ou cuites (en soupe par exemple) et on peut les ramasser à main nues….si on sait les prendre dans le sens du poil! En effet, les petits poils urticants qui recouvrent leurs feuilles et leur tige contiennent à leur base un petit bulbe qui libère de l’acide formique dès qu’il est brisé.


Pour ceux qui aiment les plats relevés, rien de tel que l’ail des ours (en photo ci-contre, qui se repère facilement par son odeur …d’ail dans le sous bois) ou l’alliaire (goût d’ail également mais moins fort) – qu’on peut mettre dans des petites galettes aux herbes, ou hacher sur des toasts beurrés!


Recette des galettes, à faire cuire de préférence sur les braises d’un feu de bois: 1 kg de farine (pour 6 personnes), de l’eau, du sel, et des feuilles hachées d’alliaire, d’ail des ours et d’orties. Mélanger le tout, aplatir pour former des fines galettes et laisser dorer avant de déguster.



Quant aux primevères, qui s’épanouissent dans les prairies et sous bois au printemps, leur feuilles font de délicieuses salades, que l’on peut agrémenter de feuilles de pissenlit, de plantain, d’oseille sauvage, de fleurs de violettes, de lamier pourpre (photo ci contre), de lierre terrestre (rien à voir avec du lierre), ou d’origan.

Pour ceux qui aiment le concombre, la massette (qui pousse au bord des étangs) a un peu ce goût. Jérôme nous montre comment la couper (comme un poireau, on enlève les feuilles du tour et on ne garde que le coeur).

Pour le dessert, on peut cueillir de l’aspérule odorante, la laisser sécher (parfum de vanille) et l’utiliser pour parfumer des crèmes. En enfin, pour finir le repas, une tisane vert tendre à base de jeunes feuilles de ronces et d’orties!


Découverte dans le jardin

Posted on

Quand on ouvre bien les yeux, on découvre tout un tas de choses intéressantes dans le jardin. Voilà qu’on vient de ramasser une coquille par terre. Mais, à qui est cet oeuf? Sa jolie couleur vert bleutée nous dit qu’il s’agit d’un oeuf de merle! En levant la tête, on peut même trouver son nid…

C’est normal, on est fin mars, c’est l’époque où les merles font leur nid pour pondre leurs œufs. Le nid est joli car il a une forme très régulière, et contient parfois de la mousse. On peut souvent l’apercevoir car il n’est pas très haut, dans les buissons et les haies. Nous en avons un sous la fenêtre de la chambre, mais il est bien souvent visité par les chats! C’est la femelle qui fait le plus de travail pour la construction du nid, on en a vues qui avaient le bec plein d’herbes sèches et de brindilles, jusqu’à ce que cela ne tienne plus !

Savais-tu que la merlette pond entre 2 à 6 œufs, jusqu’à 3 fois par an ? Ils sont reconnaissables à leur couleur bleu-vert, avec de petites taches brunes. La femelle couve pendant 2 semaines, puis les oisillons naissent. Le mâle participe alors pour les nourrir. Les oisillons quittent le nid très vite, avant même de savoir voler : au bout de 2 semaines, ils rampent ou volètent à proximité et continuent d’être nourris par les parents puis finissent par prendre leur envol.


Criquet ou sauterelle?

Posted on

Pendant une randonnée dans les dentelles de Montmirail, un joli insecte a sauté sur le bras de mon fils et y est resté pendant toute notre balade. A ton avis, de quel insecte s’agissait-il: d’un criquet ou d’une sauterelle ?

Voilà les questions que nous nous sommes alors posées, est-ce que les sauterelles sont d’une couleur et les criquets d’une autre? S’agit-il d’une différence de taille? De bruit?
En cherchant des informations sur ce site très bien fait, nous avons trouvé que différencier les sauterelles et les criquets est très simple et n’a rien à voir avec les questions que nous nous étions posées: il suffit de regarder la taille de leurs antennes! Les criquets ont les antennes plus courtes que leur corps alors que les sauterelles ont des antennes plus longues que leur corps; et les criquets sont « végétariens » et mangent de l’herbe et d’autres plantes alors que les sauterelles sont omnivores et peuvent même attaquer d’autres insectes.

Alors, ce petit insecte qui a adopté Paul est clairement un criquet!